Les mauvaises manières déroutent, mettent mal à l’aise. Dans les deux cas, l’exagération fait ressortir la face cachée de la personnalité. La communication verbale défaillante, tous les prétextes sont imaginables à travers la gesticulation et la mimique.

Ce dessin montre une scène de la vie quotidienne où le naturel est remplacé par le paraître. Tout le monde le dénonce, et pourtant tout le monde suit la mouvance. Notre société trouve sa base dans ce spectacle permanent. Les personnages, aux yeux baissés, semblent ignorer le réel.  Lui, le torse bombé, la main dirigée sur le pouvoir et la possession, la fourchette tenue verticalement dans la main droite, représente la caricature de l’individu à la recherche de cette profondeur qui semble lui échapper à chaque instant. Le personnage féminin, docile et soumis, le verre à la main sur la même hauteur que la main qui est dirigée contre lui, ignore le bon sens du dialogue. Il s’adapte au message de l’interlocuteur, s’accommode de cette fausse légèreté, de peur de s’opposer aux bonnes mœurs.

À l’arrière plan, les personnage illustrent la femme libre, au regard doux et ferme, plein de bonnes intentions.