Le paysage laisse apparaître le vécu des saisons, des détails de ce qui aurait pu être si nous avions été présents à ce moment-là. L’idée de cette œuvre, peinte pendant les grosses chaleurs du mois de juillet 2015, est de faire travailler son imagination pour se rafraîchir. Transposer son regard au pied d’une montagne, à la tombée du jour. Des pointillés garnissent le sommet et éclatent dans le rouge du coucher de soleil, comme des bijoux portés en été.

Cette composition structurée manifeste la continuité de la vie, la complexité troublante de la nature, les profonds changements du climat, l’atmosphère néanmoins apaisante.

Des couches de peinture superposées, avec des traces distinctes, nous rappellent que dans la vie nous gardons les traces de l’expérience, qu’elles ne s’effacent pas et que nous devons les utiliser à bon escient, ne pas les gaspiller, les placer dans une bonne énergie.