ANTOINETTE VONLANTHEN
Artiste en arts visuels • Bützbergstrasse 33 • 4900 Langenthal • Tel. +41 62 922 23 45
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Schlagwort: Dessin Langenthal

Premier jour de vacances en Suisse alémanique, 2017

Associer les souvenirs d’enfance à l’expression picturale me permet de raconter et de figer l’instant. Ce dessin montre un groupe d’enfants dont la plupart se tiennent à un objet. Le signe est donné pour un nouveau jeu. Dans les années 50, le fait de quitter la Romandie pour venir en Suisse alémanique m’était aussi difficile que de quitter mon berceau. La tristesse était récompensée par la découverte de nouvelles distractions, d’autres mœurs.

Le dessin montre les garçons du quartier, plutôt empruntés. Celui du milieu pose un regard attendrissant sur la fillette debout, les jambes croisées. Le contraste entre les personnages masculins et les féminins trahit l’embarras du moment. Alors que les garçons tiennent une ferme distance, les fillettes se concertent sous le parasol. Le mouvement des jambes de chaque personnage démontre une composition juvénile et délicate, pleine de douceur et d’amour.

La conception de cette aquarelle résume la motivation des enfants à s’associer et travailler en équipe tout en laissant à chacun sa différence.

En automne, les feuilles sont des fleurs

Dans la peinture tout est possible. L’imagination est sans limite, les saisons se mélangent, le vent et la pluie, le jour et la nuit. Les feuilles deviennent fleurs, les fleurs deviennent feuilles. Rose est rouge, jaune est brun. Les arbres lentement se dénudent, les troncs fiers s’élèvent majestueusement vers le ciel, les feuilles de rouille dansent, se laissent entraîner sans tomber. Quand le soleil se lève, les rayons ressemblent à ceux de la tombée de la nuit. C’est ainsi que l’esprit des gens se mêle aux conversations de salon, les dîners d’affaires aux salons d’automne. Les feuilles portent une sorte de tunique de couleur orange-rouge-jaune, les tiges se transforment en escalier pour les coccinelles. Peu de choses sont en lien, finalement. Ce n’est qu’en les composant que nous voyons des ressemblances. Ainsi sommes-nous faits, de tout et de rien, l’automne nous cadre de ses couleurs. Nous ne pouvons que nous taire devant ce silence, fait de profonde et muette sagesse de ses plus légers mouvements.

L’estime

L’individu qui suit la foule se définit à travers le superflu, que ce soit dans la mode, la politique, l’art ou encore dans la langue parlée. Dans ce profil, l’essentiel est visible dans la qualité du trait. Quelques lignes tirées dans un élan décrivent l’histoire, quelle qu’elle soit. Il s’en dégage une figure laborieuse, calme. Bien qu‘ imperceptible devant l’infini, elle ne se sent pas troublée. À toutes les questions qui peuvent sortir de l’ignoré, elle n’a qu’une réponse: je suis une conscience. Ce dessin exprime cette tranquillité complète de ce qu’il y a de plus simple devant ce qu’il y a de plus profond. Le style n’exige aucune admiration, il se fait seul, reste parfois caché, il a d’autant plus de force qu’il est plus renfermé. À notre époque, dans le tumulte d’opinions, dans la violence des partis pris, les colères, les haines et les guerres, l’observateur, s’il est lui-même digne d’estime, retiendra ce profil qui lui ressemble et qui lui est offert comme un don.

K

L’invitation au déjeuner

Les mauvaises manières déroutent, mettent mal à l’aise. Dans les deux cas, l’exagération fait ressortir la face cachée de la personnalité. La communication verbale défaillante, tous les prétextes sont imaginables à travers la gesticulation et la mimique.

Ce dessin montre une scène de la vie quotidienne où le naturel est remplacé par le paraître. Tout le monde le dénonce, et pourtant tout le monde suit la mouvance. Notre société trouve sa base dans ce spectacle permanent. Les personnages, aux yeux baissés, semblent ignorer le réel.  Lui, le torse bombé, la main dirigée sur le pouvoir et la possession, la fourchette tenue verticalement dans la main droite, représente la caricature de l’individu à la recherche de cette profondeur qui semble lui échapper à chaque instant. Le personnage féminin, docile et soumis, le verre à la main sur la même hauteur que la main qui est dirigée contre lui, ignore le bon sens du dialogue. Il s’adapte au message de l’interlocuteur, s’accommode de cette fausse légèreté, de peur de s’opposer aux bonnes mœurs.

À l’arrière plan, les personnage illustrent la femme libre, au regard doux et ferme, plein de bonnes intentions.

 

Exposition de peintures et de dessins

Invitation Exposition Local 49 Avenches VD

ANTOINETTE VONLANTHEN

Local 49

Rue Centrale 49, 1580 Avenches VD

Semaine 18, du lundi 27 avril au dimanche 3 mai 2015

Heures d’ouverture:
du lundi au vendredi de 14h à 18h30, samedi-dimanche de 11h à 15h

L’artiste en arts visuels est présente chaque jour

www.an-von.ch / contact@an-von.ch / tél.: 079 671 37 14

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Le dialogue, clé du succès

Originaire d’Avenches, l’artiste en arts visuels Antoinette Vonlanthen aime revenir dans la bourgade pour y montrer une palette d’œuvres dont certaines sont montrées la première fois.
Les thèmes figuratifs sont accessibles à chacun: les fleurs, les personnages féminins, les scènes de la vie familiale, du couple, de la mère et l’enfant, le jardin, et aussi l’informatique qui a changé notre société. Ils nous révèlent une nouvelle féminité faite de recul et d’observation.

Quelques œuvres abstraites nous plongent dans une perspective hors de l’espace, coupant le style, comme pour nous dire que les schémas nous poussent à voir au-delà du connu.

La dynamique picturale réside dans le choix des techniques et des couleurs. Ainsi, dans le portrait «Anne Daraph», acrylique sur toile de lin, 80 x 80 cm, Antoinette Vonlanthen s’inspire du thème de la femme qui veut vivre sa vie, et en être elle-même le maître. Une cape violet foncé avec un vaste col ainsi qu’un chapeau couleur bordeaux soulignent la sérénité et la maturité acquises avec le temps. Le regard du personnage, plongé dans le passé, fascine par ses paradoxes: mélange de sentiments, vulnérabilité et passions violentes nous rappellent qu’il faut se battre pour se sentir vivant. La vie s’impose comme une force rassurante,  un véritable repère.

Les œuvres présentées au Local 49 invitent au dialogue et à la réflexion. L’atmosphère créée entre les œuvres picturales et les spectateurs mène au cœur du débat.
Les nombreux dessins, aux prix modestes, rendront heureux les visiteurs. Venez les admirer!