ANTOINETTE VONLANTHEN
Artiste en arts visuels • Bützbergstrasse 33 • 4900 Langenthal • Tel. +41 62 922 23 45
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Schlagwort: Kleinkunst

Papillons d’automne

L’automne ferme sa porte sur l’été et ouvre le chemin sur l’hiver, comme une défaite fiévreuse du paysage dans lequel le fourmillement chatoyant du feuillage scintille encore comme de grandes roses dénouées. Les montagnes se dressent imprégnées de couleur rose, éclat provoqué par le soleil. Le ciel bleu reprend la douce verdure comme une offre de printemps lointain. Déjà, le devant de la scène luit au soleil.

 

an-von (Antoinette Vonlanthen)
Titre: Papillons d’automne
Technique: aquarelle sur papier
Format:  18 x 11,5 cm
Prix: frs 200

Sans cadre

Commande par courriel: contact@an-von.ch

 

Repère

Cette œuvre est un rappel, selon lequel l’individu à la quête du bonheur répond plus souvent au besoin d’une collectivité qu’à son inspiration profonde. Le succès répond à son angoisse ou à celle qui règne autour de lui. La peur de l’abandon se transmet comme de la poudre dans nos relations. Les couleurs de la terre, le jaune symbole de lumière, des lèvres sensuelles, le portrait est penché en avant comme pour faire front aux conventions. Il soulève les questions existentielles dans chacune de nos cultures: manger, boire, dormir, travailler, se reposer, vivre l’amour, procréer.

Être en relation avec soi, c’est avoir développé et intégré un langage unique, s’en être détaché pour mieux laisser de l’espace à l’autre, sans déverser nos fantasmes sur lui. L’expérience de l’art, de la parole, comme celle du silence, ne donne du sens que par ce qui engendre un sentiment de paix. Se battre, c’est faire front, se confronter à l’essentiel.

Ce portrait, dont le regard profond nous interpelle, démontre que la transmission de la cohérence n’est visible qu’à travers ce que nous avons géré, sans procuration.

 

L’attente

Le personnage féminin attend on ne sait quoi, de cette attente floue qui nous habite constamment. Attablée, quelque peu impatiente tout en savourant le mystère du moment, la femme donne l’impression qu’elle se repose un court instant. La bouteille, comme un objet de décoration, les verres inexistants, tout prédit un rendez-vous manqué. Le chapeau et les vêtements donnent un signe clair sur ce qui devrait suivre: une rencontre intime qu’on espère harmonieuse, du moins pleine de réponses, sans se demander la tournure décisive qu’elle pourrait prendre, ni pourquoi. La femme, légèrement confuse, n’a qu’une idée: encore attendre ou fuir. Maîtrisant une allure de style, elle hésite entre s’abandonner à un éventuel amour ou à une solitude choisie. Un coude sur la table, l’autre sur la hanche, elle est incapable de résister à ces deux forces.

Les couleurs brunes, dans l’idée d’un rapprochement avec le Jugendstil ornemental, renforce le thème de l’attente dans une société actuelle agitée et superficielle. Les motifs du sol, imprécis, mettent en relief le personnage au centre de ses préoccupations.

L’invitation au déjeuner

Les mauvaises manières déroutent, mettent mal à l’aise. Dans les deux cas, l’exagération fait ressortir la face cachée de la personnalité. La communication verbale défaillante, tous les prétextes sont imaginables à travers la gesticulation et la mimique.

Ce dessin montre une scène de la vie quotidienne où le naturel est remplacé par le paraître. Tout le monde le dénonce, et pourtant tout le monde suit la mouvance. Notre société trouve sa base dans ce spectacle permanent. Les personnages, aux yeux baissés, semblent ignorer le réel.  Lui, le torse bombé, la main dirigée sur le pouvoir et la possession, la fourchette tenue verticalement dans la main droite, représente la caricature de l’individu à la recherche de cette profondeur qui semble lui échapper à chaque instant. Le personnage féminin, docile et soumis, le verre à la main sur la même hauteur que la main qui est dirigée contre lui, ignore le bon sens du dialogue. Il s’adapte au message de l’interlocuteur, s’accommode de cette fausse légèreté, de peur de s’opposer aux bonnes mœurs.

À l’arrière plan, les personnage illustrent la femme libre, au regard doux et ferme, plein de bonnes intentions.