ANTOINETTE VONLANTHEN
Artiste en arts visuels • Bützbergstrasse 33 • 4900 Langenthal • Tel. +41 62 922 23 45
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Schlagwort: Kunstwerk Langenthal

Le goût de la liberté, Saintes-Maries-de-la-Mer, Provence-Alpes-Côte d’Azur, France

Cette œuvre incarne le moment présent dans un paysage paisible. Le ciel, l’eau et le sable et les quatre personnages reflètent une grande complicité entre eux. La dynamique entre les personnages dégage la pureté et la sérénité. Dans ce décor sobre et net, l’insoumission de la mère aux distractions de la plage lui donne un caractère profond et serein.

Les couleurs jaunes, bleues et vertes se fondent entre elles harmonieusement, comme pour préciser que le superflu gâcherait l’imagination des personnages ainsi que la solidarité entre la mère et ses enfants. Le champ de sable ondulé au rythme du vent, comme un corps féminin fait de poudre fine, chaude et sensuelle, les vagues légèrement remontées, chaque détail adhère à l’immensité de cet espace universel. L’enfant jouant dans le sable, presque effacé de la scène, démontre son autonomie. Tous les personnages tendent à pousser la confiance en soi jusqu’au sublime, à placer la volonté et la liberté de l’homme au centre de la vie, tout en gardant les pieds sur terre.

Quatre lignes

Cette œuvre montre la simplicité et la beauté dans le chaos de l’informatique. La ligne du bas est le découpage d’une feuille imprimée sur laquelle toute la page est couverte de signes incompréhensibles. Le but de la science est de parvenir à la vérité, l’incontrôlable embarrasse et pourtant, chaque jour nous tentons de comprendre l’impossible réalité. Dans l’informatique, comme dans la vie, tout nous échappe. L’impulsion créatrice remet en place le désordre. Sur fond „saumon“, couleur à fleur de peau, les bandelettes en or scintillent comme pour nous dire que plusieurs réalités peuvent „cohabiter“ harmonieusement et que chacun d’entre nous peut y donner un sens différent, que la solution se trouve parfois dans l’irréel.

Ligne directrice entrecoupée

Sur teinte chaude jaune, repose une ligne rouge structurée, pleine de fraîcheur et de promptitude. Elle apparaît comme une pensée vivace et durable. Sa structure fait appel à la liberté et l’indépendance. Une déchirure violente sépare l’esprit dans son intimité. Comme par ironie, la logique n’a plus de sens. La consternation, sur une couche gris fonçé annonce le choc. L’oeuvre nous rappelle que même dans la continuité, la coupure est inévitable. La mort, le drame, la mésentente, la différence, la séparation nous accompagnent tout au long de la vie. Ils peuvent être interprétés et vécus sous des perspectives plus poétiques comme le rejet de la tyrannie, le rejet du mal, le renoncement au pouvoir manipulateur, à la tromperie, la recherche de l’essentiel, l’acceptation de la difficulté pour atteindre le sublime, retrouver l’énergie, le courage de s’ouvrir à l’autre, découvrir les vertus du travail, l’amour pour le langage, pour ses origines, les vertus civiques, cultiver les arts et les sciences, découvrir les talents, développer le goût pour la culture. La couleur grise, tout au long de la ligne rouge, confirme le désir de prospérité, principe vital de l’individu.

L’attente

Le personnage féminin attend on ne sait quoi, de cette attente floue qui nous habite constamment. Attablée, quelque peu impatiente tout en savourant le mystère du moment, la femme donne l’impression qu’elle se repose un court instant. La bouteille, comme un objet de décoration, les verres inexistants, tout prédit un rendez-vous manqué. Le chapeau et les vêtements donnent un signe clair sur ce qui devrait suivre: une rencontre intime qu’on espère harmonieuse, du moins pleine de réponses, sans se demander la tournure décisive qu’elle pourrait prendre, ni pourquoi. La femme, légèrement confuse, n’a qu’une idée: encore attendre ou fuir. Maîtrisant une allure de style, elle hésite entre s’abandonner à un éventuel amour ou à une solitude choisie. Un coude sur la table, l’autre sur la hanche, elle est incapable de résister à ces deux forces.

Les couleurs brunes, dans l’idée d’un rapprochement avec le Jugendstil ornemental, renforce le thème de l’attente dans une société actuelle agitée et superficielle. Les motifs du sol, imprécis, mettent en relief le personnage au centre de ses préoccupations.

Jeune femme et coucher de soleil

S’accrocher à l’art est tout aussi risqué que de s’accrocher aux choses. L’ascension sociale donne l’illusion que l’être humain règne sur terre, qu’il détient le pouvoir. La lutte est vaine pour celui qui tente de s’échapper dans le bruit, dans la foule, dans la modernité. Dans cette oeuvre, il y a la remise en question des relations humaines, une autre vie comme choix, la fusion avec le silence, la paix, la sérénité. La couleur brune-orange place l’individu dans un environnement accueillant, chaleureux. Le personnage, debout sur la terre et devant le soleil couchant, démontre une lucidité calme, et rappelle que chacun de nous, à intervalles réguliers, doit se lever et tout quitter. Pour se retrouver.