ANTOINETTE VONLANTHEN
Artiste en arts visuels • Bützbergstrasse 33 • 4900 Langenthal • Tel. +41 62 922 23 45
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Schlagwort: Peinture cadeau

Repère

Cette œuvre est un rappel, selon lequel l’individu à la quête du bonheur répond plus souvent au besoin d’une collectivité qu’à son inspiration profonde. Le succès répond à son angoisse ou à celle qui règne autour de lui. La peur de l’abandon se transmet comme de la poudre dans nos relations. Les couleurs de la terre, le jaune symbole de lumière, des lèvres sensuelles, le portrait est penché en avant comme pour faire front aux conventions. Il soulève les questions existentielles dans chacune de nos cultures: manger, boire, dormir, travailler, se reposer, vivre l’amour, procréer.

Être en relation avec soi, c’est avoir développé et intégré un langage unique, s’en être détaché pour mieux laisser de l’espace à l’autre, sans déverser nos fantasmes sur lui. L’expérience de l’art, de la parole, comme celle du silence, ne donne du sens que par ce qui engendre un sentiment de paix. Se battre, c’est faire front, se confronter à l’essentiel.

Ce portrait, dont le regard profond nous interpelle, démontre que la transmission de la cohérence n’est visible qu’à travers ce que nous avons géré, sans procuration.

 

En automne, les feuilles sont des fleurs

Dans la peinture tout est possible. L’imagination est sans limite, les saisons se mélangent, le vent et la pluie, le jour et la nuit. Les feuilles deviennent fleurs, les fleurs deviennent feuilles. Rose est rouge, jaune est brun. Les arbres lentement se dénudent, les troncs fiers s’élèvent majestueusement vers le ciel, les feuilles de rouille dansent, se laissent entraîner sans tomber. Quand le soleil se lève, les rayons ressemblent à ceux de la tombée de la nuit. C’est ainsi que l’esprit des gens se mêle aux conversations de salon, les dîners d’affaires aux salons d’automne. Les feuilles portent une sorte de tunique de couleur orange-rouge-jaune, les tiges se transforment en escalier pour les coccinelles. Peu de choses sont en lien, finalement. Ce n’est qu’en les composant que nous voyons des ressemblances. Ainsi sommes-nous faits, de tout et de rien, l’automne nous cadre de ses couleurs. Nous ne pouvons que nous taire devant ce silence, fait de profonde et muette sagesse de ses plus légers mouvements.