ANTOINETTE VONLANTHEN
Artiste en arts visuels • Bützbergstrasse 33 • 4900 Langenthal • Tel. +41 62 922 23 45
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Schlagwort: Petits formats de peinture à acheter

Vente d’art / Kunstverkauf / samedi 7.7.2018, Antoinette Vonlanthen, 4900 Langenthal

INVITATION À L’EXPOSITION ART-VENTE/EINLADUNG ZUR AUSSTELLUNG KUNSTVERKAUF
Samedi 7 juillet 2018 — heure: 11:00 – 18:00

Peintures à l’huile, collages, techniques mixtes, aquarelles et grande collection de dessins
Langenthal est facilement atteignable en train ou en voiture. Depuis la gare, vous marchez seulement 5-7 minutes.


Adresse de l’exposition

Antoinette Vonlanthen, artiste-peintre en arts visuels (Visarte)
Institut privé de Langue Française et d’Expression (ILFE)
dans l’ancienne villa de la fabrique de tissage
Bützbergstrasse 33, 4900 Langenthal CH

 

La création artistique, c’est comme vivre une relation d’amitié simple et vivante

Dans le travail artistique, tout comme dans la vie courante, j’aime comprendre les choses et les relier dans différents contextes. Mes activés d’artiste en arts visuels s’expriment à tous les niveaux de la réflexion, sans être conduits ou contraints par une élite: explorer et réfléchir sur un monde dans lequel l’homme échappe aux stéréotypes.
On me demande souvent ce qu’est „mon style“. Je trouve le sujet inintéressant. Une fois le style installé, il manque la flexibilité et l’ouverture aux nouvelles choses. Il endort ou paralyse le spectateur. Pour moi, créer de l’art, c’est comme vivre une relation d’amitié simple, profonde et vivante. Elle déclenche des émotions. Dans le processus créatif, je ne me concentre pas sur mes connaissances ou mes points de vue, pas même sur ma volonté. C’est une attitude qui s’installe, indépendante des tendances du marché de l’art.

La destruction, ou la peur, est le moteur de la transformation. En peinture, le pouvoir réside dans la conscience de cette destruction pour y faire face. Le passage de la transformation à la solution nécessite l’effort d’accepter le diffus, le désagréable, l’incomplet et l’ambigu. Dans ce processus de créativité, la recherche de solutions est au centre de l’action. La démarche est similaire à la gouvernance d’entreprise, ou mieux, à l’apprentissage des langues. La vraie créativité ne se limite pas à l’art, elle est transférable à tous les domaines. Le processus est déclencheur de changements. Dans un premier temps, ceux-ci mènent au chaos. Puis, en acceptant cet inconfort passager, les détails de la transformation deviennent plus significatifs et m’aident à trouver de nouvelles idées pour les techniques, les formes et les couleurs. Le processus de créativité est chaque fois différent. Parfois, il est plus lié aux couleurs qu’à la forme, à la consistance du matériel qu’au thème, à l’intuition qu’au résultat. Être créatif, c’est prendre la liberté de rendre l’impensable concevable. À cette fin, il est primordial de prendre en compte toute la palette d’idées, car elle sert de support informatif momentané.  Faire confiance à son intuition renforce le cheminement vers le résultat et le partage. Je pense que les langues ont été inventées dans ce même processus de créativité. En fait, c’est facile.

La collection d’œuvres reflète les différents thèmes et techniques que je traite: paysages, fleurs, portraits, thèmes de tous les jours et aussi des images abstraites comme «Il suffit de peu», craie à l’huile sur papier, 21 × 30 cm.

Repère

Cette œuvre est un rappel, selon lequel l’individu à la quête du bonheur répond plus souvent au besoin d’une collectivité qu’à son inspiration profonde. Le succès répond à son angoisse ou à celle qui règne autour de lui. La peur de l’abandon se transmet comme de la poudre dans nos relations. Les couleurs de la terre, le jaune symbole de lumière, des lèvres sensuelles, le portrait est penché en avant comme pour faire front aux conventions. Il soulève les questions existentielles dans chacune de nos cultures: manger, boire, dormir, travailler, se reposer, vivre l’amour, procréer.

Être en relation avec soi, c’est avoir développé et intégré un langage unique, s’en être détaché pour mieux laisser de l’espace à l’autre, sans déverser nos fantasmes sur lui. L’expérience de l’art, de la parole, comme celle du silence, ne donne du sens que par ce qui engendre un sentiment de paix. Se battre, c’est faire front, se confronter à l’essentiel.

Ce portrait, dont le regard profond nous interpelle, démontre que la transmission de la cohérence n’est visible qu’à travers ce que nous avons géré, sans procuration.