ANTOINETTE VONLANTHEN
Artiste en arts visuels • Bützbergstrasse 33 • 4900 Langenthal • Tel. +41 62 922 23 45
Headbild Blog
< Startseite Blog < www.an-von.ch

Kategorie: Art Langenthal (Berne)

Enfants au bord du ruisseau

Entourés uniquement d’eau, d’arbres, de cris d’oiseaux joyeux et de papillons dansant ici et là, les enfants jouent de manière chaleureuse et enthousiaste. Le décor romantique reflète l’atmosphère apaisante de l’été, entre ombres et rayons de soleil. Juste derrière les prés, le ruisseau bleu-vert, calme nappe de soie chatoyante protégée de la nature, coule dans un cadre idyllique, près d’une bordure de terre et de sable.


Les traits parcimonieux du visage ainsi que la posture décontractée des enfants rappellent les moments particuliers où ils échappent à la présence des adultes. Les personnages maîtrisent le cours de l’eau, en y posant le bout des pieds et en jouant avec les mains très naturellement.

L’œuvre donne l’occasion à l’observateur de réimaginer son propre passé.

C’est également au bord des gentils ruisseaux bucoliques que l’artiste peintre romande, née à Moudon où elle y passe la scolarité, domiciliée actuellement à Langenthal dans le canton de Berne, aimait jouer dans son enfance. Plus tard, en découvrant la joie du vélo sur les sentiers tranquilles loin du bruit des villes, les plantes, rives et arbres l’inspirent. Elle s’imprègne de l’atmosphère mystérieuse, s’y laisse bercer et cherche à capter la magie pour créer la plus grande partie de ses œuvres. L’enfance révèle son pays natal, là où elle passait chaque été dans le Oberaargau en Suisse.

Le jardin à Elfenau, Berne

Dans cette œuvre, la couleur verte domine. Un léger bleu rappelle le ciel. Le blanc de la table et des chaises place l’objet au centre de la scène.

L’absence de personnage met en relief le décor naturel du jardin, le calme de l’endroit, le romantisme dans lequel est plongé l’individu, à la recherche de sens.

L’observatrice et l’observateur est libre de se projeter dans l’œuvre, avec espoir de trouver la sérénité ou de se laisser bercer par l’atmosphère.

Ligne rouge entrecoupée

L’œuvre incarne le parcours de l’existence, le système dans lequel l’homme cherche à jouir, le plus efficacement possible, de l’expression de ses pensées. La ligne rouge, telle une étoffe effilée à certains endroits, s’accommode à tous les temps, à tous les lieux, principalement à celui de la liberté, peinte sur un fond jaune. Une coupure représente la nécessité du changement, intervenant là où elle est le moins attendue.

Ce tableau nous rappelle que même dans la continuité, la séparation est inévitable. La mort, le drame, la mésentente, la différence nous accompagnent tout au long de la vie. Le fond bleu, dans la déchirure, y redonne la stabilité et l’harmonie, il s’agit d’en prendre conscience : rejet de la tyrannie, du mal, renoncement au pouvoir manipulateur, à la tromperie, recherche de l’essentiel, acceptation de la difficulté pour atteindre le sublime, retrouver l’énergie, courage de s’ouvrir à l’autre. Découvrir les vertus du travail, l’amour pour le langage, pour ses origines, les vertus civiques, cultiver les arts et les sciences, découvrir les talents, développer le goût pour la culture. La couleur noire, tout au long de la ligne rouge, confirme le désir de prospérité, principe vital de l’individu.

Dans les détails, l’uniformité est absente, dans l’ensemble de l’œuvre, elle est visible tout de suite.

Les chats devant les portes du soleil

Des soleils qui ronronnent

La structure claire des éléments, la barrière, les quatre portes, les neuf soleils, les quatre chats, clarifie tout de suite le thème de la contrainte exercée sur la nature animale et la spiritualité de l’être humain. Le soleil, sous différentes formes et couleurs chaudes, exerce un pouvoir magique sur les chats. Il révèle la nostalgie ressentie par leur maître lorsque les chats ronronnent. Assis entre une barrière haute et des portes fermées, les animaux reflètent la contrainte humaine exercée sur eux ainsi que l’espace libre qui leur est offert pour y échapper. Entre le noir et le blanc, le bleu, le vert et le rouge redonnent la sérénité au motif, comme le lien attendrissant entre animal et homme. La faculté de perception de l’observateur et de l’observatrice renvoie au champ de la conscience car ce sont les personnes elles-mêmes qui jugent si la contrainte est justifiée ou pas. La blancheur des portes et de la barrière souligne les limites naturelles de l’existence.

L’attente

Le personnage féminin attend on ne sait quoi, de cette attente floue qui nous habite constamment. Attablée, quelque peu impatiente tout en savourant le mystère du moment, la femme donne l’impression qu’elle se repose un court instant. La bouteille, comme un objet de décoration, les verres inexistants, tout prédit un rendez-vous manqué. Le chapeau et les vêtements donnent un signe clair sur ce qui devrait suivre: une rencontre intime qu’on espère harmonieuse, du moins pleine de réponses, sans se demander la tournure décisive qu’elle pourrait prendre, ni pourquoi. La femme, légèrement confuse, n’a qu’une idée: encore attendre ou fuir. Maîtrisant une allure de style, elle hésite entre s’abandonner à un éventuel amour ou à une solitude choisie. Un coude sur la table, l’autre sur la hanche, elle est incapable de résister à ces deux forces.

Les couleurs brunes, dans l’idée d’un rapprochement avec le Jugendstil ornemental, renforce le thème de l’attente dans une société actuelle agitée et superficielle. Les motifs du sol, imprécis, mettent en relief le personnage au centre de ses préoccupations.