ANTOINETTE VONLANTHEN
Artiste en arts visuels • Bützbergstrasse 33 • 4900 Langenthal • Tel. +41 62 922 23 45
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Kategorie: Artiste en arts visuels à Langenthal canton de Berne

Autoportrait an-von

Quel peintre n’a pas eu envie, une fois, de se créer avec son propre pinceau ? Ce travail difficile et si gratifiant pourrait paraître exagéré, mais simplement le fait de toucher aux détails rend infiniment libre. Explorer à travers les formes et les couleurs, c’est imaginer la scène de théâtre rêvée : garder l’enfant intérieur, vivre la nostalgie de la jeunesse tout en profitant du moment présent à un âge déjà avancé.

La longue robe de laine grise, ample et douce, correspond à la couleur des cheveux et le noir du pullover créé un lien avec le local sombre derrière les vitres. Dans la lumière de la nuit, la pose du modèle est détendue, le rouge à lèvres tiré en un rapide coup de pinceau – de survie, pourrait-on dire – comme pour plaire aux hommes. Mais, l’artiste n’y voit que le moyen de mettre la cerise sur le gâteau : un sourire jovial dans une ambiance harmonieuse, effaçant tous les doutes. Le bras allongé sur le canapé en étoffe structurée rappelle une jeunesse frivole et un filet de naïveté.

 
 

 

Lente disparition du Virus Corona, 2021

Cette œuvre artistique marie l’encre, la craie et l’aquarelle et obtient des résultats différents. Les médiums secs et humides sont appliqués dans un ordre intuitif.

Edith Piaf chante dans « L’hymne à l’amour » : Le ciel sur nous peut s’effondrer et la Terre peut bien s’écrouler… J’irais jusqu’au bout du monde.

Se sentir humain à une époque difficile, c’est se faire comprendre, se créer son jardin et propager l’énergie autour de soi. Le bleu ouvre sur l’immensité éternelle. Dans les modalités de transformation, tel le passage d’une saison à l’autre, la flore discrète, au premier regard ressemble à un symbole décoratif dans un écosystème fragile. Dans cette atmosphère exubérante, elle est chargée de grâce et de mystères. Les fleurs blanches suggèrent la continuité des choses ; ce rapport à la flore montre sa face cachée, aussi profonde qu’artificielle. La réalité humaine est une inconnue, seule la force en nous fait tenir debout.

À travers des couleurs éparpillées, l’imperfection devient visible, la pertinence du thème difficile à saisir. En revanche, les choses deviennent esthétiques, le but est mental, un moyen de vaincre la peur. Les couleurs jaunes et orange captent les sentiments et tendent vers le besoin d’harmonie et d’équilibre. L’art est d’abord synonyme de plaisir : tout est partagé, l’ombre et le soleil, le bon et le mauvais, la souffrance et le bien-être, un long processus écumé par la magie et l’incertitude.

Nom de l’œuvre : Lente disparition du Virus Corona, 2021
Technique mixte sur papier cartonné
Format 70 x 50 cm

L’œuvre peut être consultée dans le contexte d’une exposition d’art privée avec l’artiste en arts visuels Antoinette Vonlanthen.

 

Jouer à la cachette

Cette aquarelle sur papier montre « Partie de cache-cache dans les ruines » 27×35 cm.

Au centre des couleurs grises et beiges, le regard du personnage est confiant, quelques fleurs et feuilles décorent le mur. Un enfant qui se cache rappelle l’innocence, ravive aussi des souvenirs de tout ordre : honte, drames familiaux, guerres, pandémies et pauvreté.

Affronter le thème « jouer à la cachette », signifie faire coïncider le contenu, le langage, la forme et les couleurs. Autour de la figure humaine, l’espace dilaté permet à l’observateur et à l’observatrice de comprendre l’enfant dans son intimité. Cette œuvre pourrait rappeler l’emprisonnement familial, dans lequel le jeu des secrets met à rude épreuve les générations suivantes. Au point de vue pictural, cependant, il n’y aucune intention à mettre en scène une tragédie. L’attachement humain se tient au centre du plan et contribue à souligner l’intégrité du personnage, sans pour autant rien dévoiler de lui. Il est facile d’imaginer ce qui se passe dans sa tête au cas où il devrait servir de figure de projection. Alors que les adultes mettent en avant les règles du jeu en société, eux-mêmes les ignorent sans la moindre hésitation. Une création artistique n’est pas le fruit du hasard, elle facilite le discernement et l’usage des „bonnes pratiques“.

 

Prix de l’œuvre, sans cadre : CHF 500
Création : 9 novembre 2020
Signature originale : Antoinette Vonlanthen
Téléphone : 079 671 37 14

L’art se trouve dans la nature

Marcher ou faire du vélo chaque jour près du même ruisseau peut sembler ennuyeux à quiconque flotte sans but précis dans la vie. Pourtant, la magie de la découverte réside dans l’agilité du regard et de la perception des choses. La même fleur, comme chacune et chacun d’entre, se présente différemment du matin au soir. Le vent ou le foehn, le soleil, la sécheresse ou la pluie lui donne un éclat particulier, moment de grâce que rien ne pourrait remplacer.

En observant cette œuvre, mille détails sautent aux yeux et montrent la composition fantastique d’un espace naturel. Les couleurs automnales des fleurs, dont les formes rondes et légères se mélangent aux herbes encore fraîches, fondent dans une atmosphère douce et harmonieuse.

De nombreuses techniques ont été ajoutées sur la base acrylique : aquarelle, encre, crayon, acrylique, pour souligner une communion de tous les instants avec la nature. Un glacis transparent, sur lequel sont déposées des touches de couleurs, lavées, séchées puis repeintes, rappelle les premières brumes des dernières journées d’été et permet d’en assimiler les énergies jusqu’à l’achèvement du travail.

L’idée artistique devient secondaire puis resurgit dans l’urgence du choix des formes et de la consistance. Les pensées deviennent plus claires ; une sorte de gaieté fait oublier les drames humains. Elle prend un caractère âpre et sauvage et se manifeste par de longs traits noirs, tiges fines et solides jaillissant de la terre.

À mesure que le processus artistique avance, il devient évident ce qui reste à faire, les formes et la matière guident le pinceau. Une fois les doutes chassés quant à la finition du tableau, quelques étamines noires sur les fleurs assurent – avec les carpelles – leur reproduction en portant elle-même de petits refuges servant à la production du pollen.

L’art dans la nature emporte l’artiste comme des nappes de soleil, fait rejaillir les souvenirs d’enfance : courir à travers les prairies, au milieu des fleurs, des petits cailloux brillants, de la terre humide, ne se souciant de rien, n’être gênée par rien, d’être libre.

L’invitation au déjeuner

Dans l’œuvre « La rencontre », seule l’interaction importe, nul besoin d’y mettre trop de couleurs. L’atmosphère est définie à travers une palette de couleurs brunâtres, passant du beige, or brillant, rouge-bronze au brun-terre. Dans un cadre restreint, le partage de l’intimité se déroule naturellement. Chacun y trouve du plaisir, tout en laissant à l’autre son besoin d’espace. Ce dessin examine les rôles différents de la femme et de l’homme, tout en gardant un sens critique et d’autodérision. La chevelure dorée de la femme touche au cliché de la „blonde attractive“ qui fait courir la gent masculine encore à notre époque. Le regard de l’homme assis, quelque peu surprenant et touchant, évoque un certain malaise. Mais n’est-ce pas un comportement masculin connu, face à un personnage à l’aise, déployant ses formes féminines ? Entouré toutefois d’amis affectueux et spontanés, il dégage un rôle protecteur. Le bras allongé sur celui de sa compagne lui concède une virilité et un rôle protecteur qui attirer exagérément l‘attention. Elle semble avoir pitié et s’amuse gentiment.

Les corps et les mouvements des personnages reflètent une certaine rigidité, ils donnent à l’observateur et à l’observatrice l’envie d’entrer dans le décor de l’aquarelle et de connaître leur histoire. N’est-ce pas ainsi dans la vie réelle, être curieux de savoir comment vivent les autres ?