ANTOINETTE VONLANTHEN
Artiste en arts visuels • Bützbergstrasse 33 • 4900 Langenthal • Tel. +41 62 922 23 45
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Kategorie: Artiste en arts visuels à Langenthal canton de Berne

Jouer à la cachette

Cette aquarelle sur papier montre « Partie de cache-cache dans les ruines » 27×35 cm.

Au centre des couleurs grises et beiges, le regard du personnage est confiant, quelques fleurs et feuilles décorent le mur. Un enfant qui se cache rappelle l’innocence, ravive aussi des souvenirs de tout ordre : honte, drames familiaux, guerres, pandémies et pauvreté.

Affronter le thème « jouer à la cachette », signifie faire coïncider le contenu, le langage, la forme et les couleurs. Autour de la figure humaine, l’espace dilaté permet à l’observateur et à l’observatrice de comprendre l’enfant dans son intimité. Cette œuvre pourrait rappeler l’emprisonnement familial, dans lequel le jeu des secrets met à rude épreuve les générations suivantes. Au point de vue pictural, cependant, il n’y aucune intention à mettre en scène une tragédie. L’attachement humain se tient au centre du plan et contribue à souligner l’intégrité du personnage, sans pour autant rien dévoiler de lui. Il est facile d’imaginer ce qui se passe dans sa tête au cas où il devrait servir de figure de projection. Alors que les adultes mettent en avant les règles du jeu en société, eux-mêmes les ignorent sans la moindre hésitation. Une création artistique n’est pas le fruit du hasard, elle facilite le discernement et l’usage des „bonnes pratiques“.

 

Prix de l’œuvre, sans cadre : CHF 500
Création : 9 novembre 2020
Signature originale : Antoinette Vonlanthen
Téléphone : 079 671 37 14

L’art se trouve dans la nature

Marcher ou faire du vélo chaque jour près du même ruisseau peut sembler ennuyeux à quiconque flotte sans but précis dans la vie. Pourtant, la magie de la découverte réside dans l’agilité du regard et de la perception des choses. La même fleur, comme chacune et chacun d’entre, se présente différemment du matin au soir. Le vent ou le foehn, le soleil, la sécheresse ou la pluie lui donne un éclat particulier, moment de grâce que rien ne pourrait remplacer.

En observant cette œuvre, mille détails sautent aux yeux et montrent la composition fantastique d’un espace naturel. Les couleurs automnales des fleurs, dont les formes rondes et légères se mélangent aux herbes encore fraîches, fondent dans une atmosphère douce et harmonieuse.

De nombreuses techniques ont été ajoutées sur la base acrylique : aquarelle, encre, crayon, acrylique, pour souligner une communion de tous les instants avec la nature. Un glacis transparent, sur lequel sont déposées des touches de couleurs, lavées, séchées puis repeintes, rappelle les premières brumes des dernières journées d’été et permet d’en assimiler les énergies jusqu’à l’achèvement du travail.

L’idée artistique devient secondaire puis resurgit dans l’urgence du choix des formes et de la consistance. Les pensées deviennent plus claires ; une sorte de gaieté fait oublier les drames humains. Elle prend un caractère âpre et sauvage et se manifeste par de longs traits noirs, tiges fines et solides jaillissant de la terre.

À mesure que le processus artistique avance, il devient évident ce qui reste à faire, les formes et la matière guident le pinceau. Une fois les doutes chassés quant à la finition du tableau, quelques étamines noires sur les fleurs assurent – avec les carpelles – leur reproduction en portant elle-même de petits refuges servant à la production du pollen.

L’art dans la nature emporte l’artiste comme des nappes de soleil, fait rejaillir les souvenirs d’enfance : courir à travers les prairies, au milieu des fleurs, des petits cailloux brillants, de la terre humide, ne se souciant de rien, n’être gênée par rien, d’être libre.

L’invitation au déjeuner

Dans l’œuvre « La rencontre », seule l’interaction importe, nul besoin d’y mettre trop de couleurs. L’atmosphère est définie à travers une palette de couleurs brunâtres, passant du beige, or brillant, rouge-bronze au brun-terre. Dans un cadre restreint, le partage de l’intimité se déroule naturellement. Chacun y trouve du plaisir, tout en laissant à l’autre son besoin d’espace. Ce dessin examine les rôles différents de la femme et de l’homme, tout en gardant un sens critique et d’autodérision. La chevelure dorée de la femme touche au cliché de la „blonde attractive“ qui fait courir la gent masculine encore à notre époque. Le regard de l’homme assis, quelque peu surprenant et touchant, évoque un certain malaise. Mais n’est-ce pas un comportement masculin connu, face à un personnage à l’aise, déployant ses formes féminines ? Entouré toutefois d’amis affectueux et spontanés, il dégage un rôle protecteur. Le bras allongé sur celui de sa compagne lui concède une virilité et un rôle protecteur qui attirer exagérément l‘attention. Elle semble avoir pitié et s’amuse gentiment.

Les corps et les mouvements des personnages reflètent une certaine rigidité, ils donnent à l’observateur et à l’observatrice l’envie d’entrer dans le décor de l’aquarelle et de connaître leur histoire. N’est-ce pas ainsi dans la vie réelle, être curieux de savoir comment vivent les autres ?

PRISE EN MAIN

Cette œuvre a été faite pendant le confinement lors de la propagation de l’épidémie de Covid-19. La main féminine élancée, de couleur rouge, au centre de l’image, ne représente que le symbole d’une force intervenant dans un milieu naturel sous l’œil vigilant du scientifique, lui-même déchiré par des questionnements sans réponse.

Une catastrophe intervient brutalement au cœur de la nature humaine, traits vers foncés saccadés sur lesquels une sorte de baignoire tient lieu d’escalier au singe en fuite. La prise en main montre qu’aucun événement ne peut être considéré de manière isolée, que tout est en corrélation. Sur l’image, il n’est pas clair si l’animal fuit l’homme ou s’il cherche simplement à se protéger d’un ennemi invisible. Le jaune souligne le changement climatique déréglant le système végétal et intervenant au cœur d’une société mal préparée aux changements. Le titre de l’œuvre signalise une société divisée, sans projet spirituel, axée sur le profit, la prise de pouvoir et la richesse matérielle, au détriment des relations entre hommes, animaux et nature. « Prendre en main » laisse à l’observatrice et à l’observateur le choix de répondre à la question du « quoi? ».

 

 

DISCUSSION EN FAMILLE/FAMILIENDISKUSSION

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L’idée pour la création de cette œuvre a germé pendant une représentation théâtrale. Les hauts murs soulignent la présence physique et psychique des personnages qui, debout, sont rassemblés autour de la table. L’observateur perçoit distinctement une dynamique avec laquelle il peut s’identifier. Les trois personnages de droite, corps tournés vers l’escalier, semblent porter un intérêt moindre au message de l’orateur, comme si l’atmosphère suffisait à nourrir l’esprit.

Deux grandes fenêtres s’ouvrent sur un ciel bleu et à gauche, sur une fausse fenêtre d’intérieur. Le cadre met en valeur le format des objets, bien plus encore, il donne envie d’entrer en relation avec la découverte, les secrets, l’innovation. Ce qui rend cette aquarelle vivante, c’est la technique sur papier grain torchon épais de 300g /m², le petit format 23 cm sur 30,5 cm, le thème de l’œuvre, l’économie des couleurs, l’architecture grandiose de la scène ainsi que le portrait des personnages.

Dans cette scène artistique, l’observateur est invité à devenir son propre acteur et d’en tirer des conclusions.

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Die Idee zur Schaffung dieses Werkes entstand während einer Theateraufführung. Die hohen Wände unterstreichen die physische und psychische Präsenz der Figuren, die stehend am Tisch versammelt sind. Der Beobachter erkennt deutlich eine Dynamik, mit der er sich identifizieren kann. Die drei rechten Figuren, deren Körper der Treppe zugewandt sind, scheinen weniger Interesse an der Botschaft des Redners zu haben, als ob die Atmosphäre den Geist nähren würde.

Zwei große Fenster öffnen sich am blauen Himmel und links auf einem künstlichen Fenster. Der Rahmen hebt das Format der Objekte hervor, mehr noch, er macht Lust auf Entdeckung, Geheimnisse, Innovation. Was das Aquarell spannend macht, ist die Technik auf 300 g/m² Papier, raue Körnung, das kleine Format 23 × 30,5 cm, das Thema, die Farbökonomie, die grandiose Bühnenarchitektur und das Porträt der Figuren.

In dieser künstlerischen Szene ist der Betrachter eingeladen, sein eigener Schauspieler zu werden und daraus Schlussfolgerungen zu ziehen.