ANTOINETTE VONLANTHEN
Artiste en arts visuels • Bützbergstrasse 33 • 4900 Langenthal • Tel. +41 62 922 23 45
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Kategorie: Artiste femme en arts visuels Visarte canton de Berne

DISCUSSION EN FAMILLE/FAMILIENDISKUSSION

Blog français Art expressif

L’idée pour la création de cette œuvre a germé pendant une représentation théâtrale. Les hauts murs soulignent la présence physique et psychique des personnages qui, debout, sont rassemblés autour de la table. L’observateur perçoit distinctement une dynamique avec laquelle il peut s’identifier. Les trois personnages de droite, corps tournés vers l’escalier, semblent porter un intérêt moindre au message de l’orateur, comme si l’atmosphère suffisait à nourrir l’esprit.

Deux grandes fenêtres s’ouvrent sur un ciel bleu et à gauche, sur une fausse fenêtre d’intérieur. Le cadre met en valeur le format des objets, bien plus encore, il donne envie d’entrer en relation avec la découverte, les secrets, l’innovation. Ce qui rend cette aquarelle vivante, c’est la technique sur papier grain torchon épais de 300g /m², le petit format 23 cm sur 30,5 cm, le thème de l’œuvre, l’économie des couleurs, l’architecture grandiose de la scène ainsi que le portrait des personnages.

Dans cette scène artistique, l’observateur est invité à devenir son propre acteur et d’en tirer des conclusions.

Blog Deutsch Kunstausdruck

Die Idee zur Schaffung dieses Werkes entstand während einer Theateraufführung. Die hohen Wände unterstreichen die physische und psychische Präsenz der Figuren, die stehend am Tisch versammelt sind. Der Beobachter erkennt deutlich eine Dynamik, mit der er sich identifizieren kann. Die drei rechten Figuren, deren Körper der Treppe zugewandt sind, scheinen weniger Interesse an der Botschaft des Redners zu haben, als ob die Atmosphäre den Geist nähren würde.

Zwei große Fenster öffnen sich am blauen Himmel und links auf einem künstlichen Fenster. Der Rahmen hebt das Format der Objekte hervor, mehr noch, er macht Lust auf Entdeckung, Geheimnisse, Innovation. Was das Aquarell spannend macht, ist die Technik auf 300 g/m² Papier, raue Körnung, das kleine Format 23 × 30,5 cm, das Thema, die Farbökonomie, die grandiose Bühnenarchitektur und das Porträt der Figuren.

In dieser künstlerischen Szene ist der Betrachter eingeladen, sein eigener Schauspieler zu werden und daraus Schlussfolgerungen zu ziehen.

Les bonnes manières

Dans cet assemblage de feuilles de papier, deux scènes différentes attirent le regard de l’observateur : au premier plan, sur une feuille transparente, le portrait d’une femme en train d’écrire. Au second plan, l’illustration (détail) de Steinlen (1859-1923), parue dans un des magazines satiriques du début des années 1900, comme Assiette au Beurre, Gil Blas ou Simplicissimus.

Il ressort de cette composition l’unicité de la position du corps supérieur des personnages féminins, comme une rencontre de trois femmes à travers les époques. La sérénité du portrait au premier plan contraste avec la moue désintéressée et la mine impassible des deux „demi-mondaines“ au second plan. Celles-ci font penser à ces femmes mariées privilégiant la vie oisive, la parure et le racolage, dont on ne voit jamais les maris.

Cette œuvre présente la séparation des classes et l’injustice. Les personnages suggèrent qu’à chaque époque, les valeurs changent et que l’honnêteté est certes le plus digne des comportements. Les traits rapides et sobres du dessin au premier plan redonnent à la femme un état de grâce, le grade de son rang acquis par l’expérience du féminisme. Spirituelle, elle semble avoir su éviter le monde de noirceur des femmes déchues en servant de l’écriture comme un exutoire nécessaire.

Le jaune et le rouge au milieu de la foule soulignent que malgré tout, dans une atmosphère pesante, il peut s’y dégager quelque chose de plaisant et que le jugement n’est pas un critère suffisant pour comprendre la vie des gens.

Les papiers sont délicatement fixés dans un passe-partout, sous-verre, avec cadre en métal noir. L’œuvre n’a jamais été exposée et fait partie d’une collection privée an-von.ch

 

 

Rencontre éphémère

Profitant d’un séjour au bord du lac de Brienz en 2019, j’ai dessiné
ce portrait sur du papier épais satiné, craie à l’huile, format 29,7 x 21 cm.

Souvenir d’une rencontre dans atmosphère particulière, la couleur brune,
orange, rouge et verte s’estompe. Elle rappelle le mystère du feuillage,
juste avant les premières gelées de l’automne. Le bleu du pullover illumine
le regard comme la coloration du ciel ce jour-là.

L’art consiste à garder pour soi l’essentiel de ce qui nous est cher, tout en
lâchant prise sur ce qui ne nous appartient pas.

La table et la fenêtre

Ce petit format en dit bien plus sur son contenu que sur son format.

La sobriété du thème renvoie à la dualité qui s’opère entre les désirs et les aspirations de la personne : renoncer au superflu, aux habitudes, à son milieu —  et atteindre son „moi“ — ou au contraire, considérer la sobriété comme une position de faiblesse, de pauvreté, de solitude désespérée — et s’enrichir à travers le confort et la distraction. L’absence de chaise laisse à supposer qu’à travers la lucidité, la confiance en soi, l’imagination et la responsabilité, tout est possible. Des objets différents sont placés dans les carreaux de la fenêtre, ils pourraient être vus de l’intérieur ou de l’extérieur. C’est une question de perspective. Le bleu de la fenêtre représente une ouverture vers l’extérieur mais les objets ressemblent à des objets posés dans des casiers accrochés sur un mur intérieur. La recherche du vrai n’est pas chose aisée.

Dans une atmosphère chaude et tranquille, les couleurs beige, brun-rouge relèvent manifestement que le jugement ne mène à rien. Pour trouver son chemin, il faut trouver le cœur de la raison et diriger son regard hors des vitraux.

Le jardin à Elfenau, Berne

Dans cette œuvre, la couleur verte domine. Un léger bleu rappelle le ciel. Le blanc de la table et des chaises place l’objet au centre de la scène.

L’absence de personnage met en relief le décor naturel du jardin, le calme de l’endroit, le romantisme dans lequel est plongé l’individu, à la recherche de sens.

L’observatrice et l’observateur est libre de se projeter dans l’œuvre, avec espoir de trouver la sérénité ou de se laisser bercer par l’atmosphère.