ANTOINETTE VONLANTHEN
Artiste en arts visuels • Bützbergstrasse 33 • 4900 Langenthal • Tel. +41 62 922 23 45
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Kategorie: Création artistique 4900-Langenthal (Berne)

Autoportrait an-von

Quel peintre n’a pas eu envie, une fois, de se créer avec son propre pinceau ? Ce travail difficile et si gratifiant pourrait paraître exagéré, mais simplement le fait de toucher aux détails rend infiniment libre. Explorer à travers les formes et les couleurs, c’est imaginer la scène de théâtre rêvée : garder l’enfant intérieur, vivre la nostalgie de la jeunesse tout en profitant du moment présent à un âge déjà avancé.

La longue robe de laine grise, ample et douce, correspond à la couleur des cheveux et le noir du pullover créé un lien avec le local sombre derrière les vitres. Dans la lumière de la nuit, la pose du modèle est détendue, le rouge à lèvres tiré en un rapide coup de pinceau – de survie, pourrait-on dire – comme pour plaire aux hommes. Mais, l’artiste n’y voit que le moyen de mettre la cerise sur le gâteau : un sourire jovial dans une ambiance harmonieuse, effaçant tous les doutes. Le bras allongé sur le canapé en étoffe structurée rappelle une jeunesse frivole et un filet de naïveté.

 
 

 

Les systèmes

L’espace dans cette œuvre constitue l’ouverture au monde, les limites devant lesquelles nous devons faire face. Le champ visuel guide l’œil sur des formes et des couleurs concrètes. Le regard détecte des zones limitées, des zones de transfert, des zones en premiers et seconds plans. Certaines couleurs attirent le regard, comme si l’imprévu, la sensibilité et la fragilité étaient à prendre en considération lorsque les zones se chevauchent, entrecoupées par une ligne rose.

Au centre, un point rouge relève la dynamique et renvoie à l’organisation des autres unités. Toutes se touchent comme dans une société agitée et pressée. Cet ensemble successif de gestes picturaux laisse des traces, liées ou séparées entre elles. Les lignes verticales forment la séparation entre contradiction, provocation et équilibre. La diversité des couleurs dans une composition réduite d’unités soulève des questions comme dans la vie, celles de notre origine, les systèmes de pensée dans la société, et surtout notre propre système de fonctionnement en tant qu’individu.

Parcourir et déchiffrer « Les systèmes » revient à l’observateur et à l’observatrice. Ils utiliseront leurs propres codes d’interprétation pour en retirer la signification profonde. Cette peinture cherche à faire rejaillir une émotion ressentie à un certain moment de la vie.

Rencontre avec l’artiste : à convenir

 

 

Offrir de l’art au petit format : beau, original et pratique

1. Carte d’art 2020                                   Collage sur carton                                19,5 x 14,5 cm
Prix : CHF 50

 

2. Carte d’art 2020                             Collage sur carton                                 19,5 x 14,5 cm
Prix : CHF 50

 

3. Carte d’art 2020                            Technique : Collage sur carton
19,5 x 14,5 cm                                        Prix : CHF 50

 

4. Carte d’art 2020                                 Technique : Collage sur carton
19, 5 x 14,5 cm                                       Prix : CHF 50

 

5. Carte d’art 2020                            Technique : Collage sur carton
19,5 x 14,5 cm
Prix : CHF 50

 

6. Carte d’art 2020                             Collage sur carton, 19,5 x 14,5 cm     Prix : CHF 50

Chaque œuvre est originale et signée an-von. Elle peut être utilisée pour mettre sous-verre, dans un passe-partout et cadre ou pour offrir comme carte d’art. Le collage est composé de tissu en lin, de cire, avec crayon, stylo et acrylique.

Les traits de crayon ou de peinture sur le carton sont voulus.
Vous aimeriez voir les originaux ou d’autres œuvres comme dessins, aquarelles ou œuvres à l’huile ?
Je vous invite à venir voir à l’atelier à 4900 Langenthal.
Veuillez téléphoner au 079 671 37 14 pour prendre rendez-vous.

 

 

 

L’art se trouve dans la nature

Marcher ou faire du vélo chaque jour près du même ruisseau peut sembler ennuyeux à quiconque flotte sans but précis dans la vie. Pourtant, la magie de la découverte réside dans l’agilité du regard et de la perception des choses. La même fleur, comme chacune et chacun d’entre, se présente différemment du matin au soir. Le vent ou le foehn, le soleil, la sécheresse ou la pluie lui donne un éclat particulier, moment de grâce que rien ne pourrait remplacer.

En observant cette œuvre, mille détails sautent aux yeux et montrent la composition fantastique d’un espace naturel. Les couleurs automnales des fleurs, dont les formes rondes et légères se mélangent aux herbes encore fraîches, fondent dans une atmosphère douce et harmonieuse.

De nombreuses techniques ont été ajoutées sur la base acrylique : aquarelle, encre, crayon, acrylique, pour souligner une communion de tous les instants avec la nature. Un glacis transparent, sur lequel sont déposées des touches de couleurs, lavées, séchées puis repeintes, rappelle les premières brumes des dernières journées d’été et permet d’en assimiler les énergies jusqu’à l’achèvement du travail.

L’idée artistique devient secondaire puis resurgit dans l’urgence du choix des formes et de la consistance. Les pensées deviennent plus claires ; une sorte de gaieté fait oublier les drames humains. Elle prend un caractère âpre et sauvage et se manifeste par de longs traits noirs, tiges fines et solides jaillissant de la terre.

À mesure que le processus artistique avance, il devient évident ce qui reste à faire, les formes et la matière guident le pinceau. Une fois les doutes chassés quant à la finition du tableau, quelques étamines noires sur les fleurs assurent – avec les carpelles – leur reproduction en portant elle-même de petits refuges servant à la production du pollen.

L’art dans la nature emporte l’artiste comme des nappes de soleil, fait rejaillir les souvenirs d’enfance : courir à travers les prairies, au milieu des fleurs, des petits cailloux brillants, de la terre humide, ne se souciant de rien, n’être gênée par rien, d’être libre.

AUTOPORTRAIT D’ARTISTE

Dans cette aquarelle, le large chapeau domine la face du visage. Le dessin propose au spectateur une image de soi en lien avec un souvenir personnel : le chapeau est un cadeau du fils lorsqu’il était domicilié à Santa-Barbara, en Californie. Le visage reflète la douceur d’une mère, le dévouement artistique et la quête de l’épanouissement ainsi que l’ambivalence que cet engagement suppose.

La couleur noire, les couleurs chaudes du chapeau, du visage et du vêtement ainsi que les formes, soulignent la conscience de sa propre valeur.

L’artiste cherche à faire vibrer l’observateur pour qu’il entre dans une dimension artistique authentique, appréhende l’œuvre dans son intégralité, jongle avec l’inconscient : sortir des clichés, comme croire que dans le fait de se dissimuler, la première intention d’une femme est la coquetterie ou qu’elle se définit à travers un accessoire, que la peinture est une distraction parmi d’autres ou encore que son unique intérêt est de plaire. Par son caractère structuré, l’observatrice reconnaîtra son côté masculin et l’observateur son côté féminin.

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Réflexion sur l’autoportrait dans la peinture
Dans mon parcours de peintre, j’ai fait l’expérience que ma profession artistique était souvent définie par mon statut social plutôt qu’à une activité professionnelle : « une femme qui a le temps de peindre est privilégiée pour une cause ou une autre ». « Une artiste peintre qui fixe des prix élevés — et vend les œuvres — est culottée (porter la culotte = commander) ». « Une peintre qui a du succès a de la chance – et non du talent ».

Loin du miroir de l’évolution historique dans le contexte de création des artistes femmes, le portrait de l’image de soi n’est plus seulement une histoire individuelle. Il porte une réflexion sur un débat holistique dans lequel l’art, la culture, la politique, l’histoire et l’économie jouent des rôles transversaux déterminants. Les thématiques féminines, principalement l’autoportrait, expriment autre chose que leurs besoins de reconnaissance à travers l’angoisse, le doute ou même le besoin d’être soutenues en tant que sexe faible. Depuis les années 70, de nombreuses femmes refusent de plus en plus d’être reconnues publiquement selon des critères stylistiques déterminés et suivent leur propre chemin.

Encore au début du 21 siècle, l’autoportrait des artistes femmes était perçu comme une revendication pour leur présence au monde. Il était analysé sous une tendance plus sociologique qu’artistique. L’effort fourni par l’artiste devait correspondre à sa manière de s’adapter dans un environnement masculin, ce qui lui permettait d’accéder à la reconnaissance professionnelle, un peu comme dans l’histoire du cinéma. Mais, dans tous les domaines du monde du travail et à chaque époque, des hommes et femmes ont cherché des formes légitimes de s’affirmer face à des pouvoirs confus et discriminants. L’analyse artistique moderne nécessite une explication multifactorielle des œuvres.

Le débat sur les artistes femmes, pour qu’elles soient considérées comme des professionnelles, reste complexe dans certains courants de pensée artistiques, mais il a bien évolué. De plus en plus, elles s’affirment à travers des attributs propres à leur créativité et ne cherchent ni à tricher, ni à plaire. Cette représentation n’est pas unique au monde artistique, elle est valable pour toutes les catégories professionnelles.

Si l’attribution de génie ou d’innovation est considérée comme exclusivement masculine, la perspicacité féminine étant considérée comme innée à sa condition de créatrice et non comme un exploit, c’est parce que de nombreuses artistes femmes se définissent plus volontiers à travers la pluridisciplinarité. Comprendre l’art des femmes comme de l’art exige un esprit dégagé de stéréotypes. Je soutiens l’expression populaire « l’Art pour l’Art » de Théophile Gautier (1811-1872) poète, romancier et critique d’art français, dans sa fameuse préface du roman Mademoiselle de Maupin, qui cherche simplement à nous expliquer que l’Art n’a d’autre utilité que l’Art. Tout est dit.

Analyser, échanger les différents regards, puis agir pour transformer le milieu artistique implique une véritable sensibilisation du milieu dans ce qui se joue sur la scène au quotidien en matière de pouvoir, de discriminations et de pressions. Une réelle égalité des sexes dans l’art, même de la part de ceux reconnaissant le talent des artistes femmes se pose dans les mêmes termes que dans le milieu professionnel des autres carrières.

Spirituellement, n’y a aucune différence entre mettre au monde un enfant et créer une œuvre. Le désir initial de création est plus fort que tout ; les deux activités exigent l’engagement personnel, même si leur motivation et leur destinée porte sur des réalités différentes.