ANTOINETTE VONLANTHEN
Artiste en arts visuels • Bützbergstrasse 33 • 4900 Langenthal • Tel. +41 62 922 23 45
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Kategorie: Kultur Langenthal

PRISE EN MAIN

Cette œuvre a été faite pendant le confinement lors de la propagation de l’épidémie de Covid-19. La main féminine élancée, de couleur rouge, au centre de l’image, ne représente que le symbole d’une force intervenant dans un milieu naturel sous l’œil vigilant du scientifique, lui-même déchiré par des questionnements sans réponse.

Une catastrophe intervient brutalement au cœur de la nature humaine, traits vers foncés saccadés sur lesquels une sorte de baignoire tient lieu d’escalier au singe en fuite. La prise en main montre qu’aucun événement ne peut être considéré de manière isolée, que tout est en corrélation. Sur l’image, il n’est pas clair si l’animal fuit l’homme ou s’il cherche simplement à se protéger d’un ennemi invisible. Le jaune souligne le changement climatique déréglant le système végétal et intervenant au cœur d’une société mal préparée aux changements. Le titre de l’œuvre signalise une société divisée, sans projet spirituel, axée sur le profit, la prise de pouvoir et la richesse matérielle, au détriment des relations entre hommes, animaux et nature. « Prendre en main » laisse à l’observatrice et à l’observateur le choix de répondre à la question du « quoi? ».

 

 

DISCUSSION EN FAMILLE/FAMILIENDISKUSSION

Blog français Art expressif

L’idée pour la création de cette œuvre a germé pendant une représentation théâtrale. Les hauts murs soulignent la présence physique et psychique des personnages qui, debout, sont rassemblés autour de la table. L’observateur perçoit distinctement une dynamique avec laquelle il peut s’identifier. Les trois personnages de droite, corps tournés vers l’escalier, semblent porter un intérêt moindre au message de l’orateur, comme si l’atmosphère suffisait à nourrir l’esprit.

Deux grandes fenêtres s’ouvrent sur un ciel bleu et à gauche, sur une fausse fenêtre d’intérieur. Le cadre met en valeur le format des objets, bien plus encore, il donne envie d’entrer en relation avec la découverte, les secrets, l’innovation. Ce qui rend cette aquarelle vivante, c’est la technique sur papier grain torchon épais de 300g /m², le petit format 23 cm sur 30,5 cm, le thème de l’œuvre, l’économie des couleurs, l’architecture grandiose de la scène ainsi que le portrait des personnages.

Dans cette scène artistique, l’observateur est invité à devenir son propre acteur et d’en tirer des conclusions.

Blog Deutsch Kunstausdruck

Die Idee zur Schaffung dieses Werkes entstand während einer Theateraufführung. Die hohen Wände unterstreichen die physische und psychische Präsenz der Figuren, die stehend am Tisch versammelt sind. Der Beobachter erkennt deutlich eine Dynamik, mit der er sich identifizieren kann. Die drei rechten Figuren, deren Körper der Treppe zugewandt sind, scheinen weniger Interesse an der Botschaft des Redners zu haben, als ob die Atmosphäre den Geist nähren würde.

Zwei große Fenster öffnen sich am blauen Himmel und links auf einem künstlichen Fenster. Der Rahmen hebt das Format der Objekte hervor, mehr noch, er macht Lust auf Entdeckung, Geheimnisse, Innovation. Was das Aquarell spannend macht, ist die Technik auf 300 g/m² Papier, raue Körnung, das kleine Format 23 × 30,5 cm, das Thema, die Farbökonomie, die grandiose Bühnenarchitektur und das Porträt der Figuren.

In dieser künstlerischen Szene ist der Betrachter eingeladen, sein eigener Schauspieler zu werden und daraus Schlussfolgerungen zu ziehen.

Enfants au bord du ruisseau

Entourés uniquement d’eau, d’arbres, de cris d’oiseaux joyeux et de papillons dansant ici et là, les enfants jouent de manière chaleureuse et enthousiaste. Le décor romantique reflète l’atmosphère apaisante de l’été, entre ombres et rayons de soleil. Juste derrière les prés, le ruisseau bleu-vert, calme nappe de soie chatoyante protégée de la nature, coule dans un cadre idyllique, près d’une bordure de terre et de sable. Les traits parcimonieux du visage ainsi que la posture décontractée des enfants rappellent les moments particuliers où ils échappent à la présence des adultes. Les personnages maîtrisent le cours de l’eau, en y posant le bout des pieds et en jouant avec les mains très naturellement.

Cette aquarelle n’est-elle pas l’occasion de réimaginer son propre passé ? L’observateur est libre de puiser dans ses souvenirs ou ses rêves.

Au bord des gentils ruisseaux bucoliques ou au dans les endroits isolés au bord d’un lac, au milieu des plantes et des arbres, l’atmosphère sert à capter la magie momentanée.

Dans la région Suisse alémanique de l’Oberaargau, canton de Berne, où l’artiste réside actuellement, elle y redécouvre les paysages idylliques de son enfance. En été, elle y passait les vacances scolaires et parlait l’allemand avec ses grands-parents.

Le jardin à Elfenau, Berne

Dans cette œuvre, la couleur verte domine. Un léger bleu rappelle le ciel. Le blanc de la table et des chaises place l’objet au centre de la scène.

L’absence de personnage met en relief le décor naturel du jardin, le calme de l’endroit, le romantisme dans lequel est plongé l’individu, à la recherche de sens.

L’observatrice et l’observateur est libre de se projeter dans l’œuvre, avec espoir de trouver la sérénité ou de se laisser bercer par l’atmosphère.

Ligne rouge entrecoupée

L’œuvre incarne le parcours de l’existence, le système dans lequel l’homme cherche à jouir, le plus efficacement possible, de l’expression de ses pensées. La ligne rouge, telle une étoffe effilée à certains endroits, s’accommode à tous les temps, à tous les lieux, principalement à celui de la liberté, peinte sur un fond jaune. Une coupure représente la nécessité du changement, intervenant là où elle est le moins attendue.

Ce tableau nous rappelle que même dans la continuité, la séparation est inévitable. La mort, le drame, la mésentente, la différence nous accompagnent tout au long de la vie. Le fond bleu, dans la déchirure, y redonne la stabilité et l’harmonie, il s’agit d’en prendre conscience : rejet de la tyrannie, du mal, renoncement au pouvoir manipulateur, à la tromperie, recherche de l’essentiel, acceptation de la difficulté pour atteindre le sublime, retrouver l’énergie, courage de s’ouvrir à l’autre. Découvrir les vertus du travail, l’amour pour le langage, pour ses origines, les vertus civiques, cultiver les arts et les sciences, découvrir les talents, développer le goût pour la culture. La couleur noire, tout au long de la ligne rouge, confirme le désir de prospérité, principe vital de l’individu.

Dans les détails, l’uniformité est absente, dans l’ensemble de l’œuvre, elle est visible tout de suite.