ANTOINETTE VONLANTHEN
Artiste en arts visuels • Bützbergstrasse 33 • 4900 Langenthal • Tel. +41 62 922 23 45
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Kategorie: KUNST KANTON BERN

Le paradis

Depuis l’enfance, je dessine et fais des collages. À 15 ans, la scolarité et toutes sortes d’obligations m’ont contrainte à renoncer à ma passion. En 1984 (37 ans), recommençant les activités artistiques, je me suis lancée dans la peinture et la création d’installations. Dès lors, j’en ai fait une profession rémunérée.

L’œuvre « Le paradis », 1984, acrylique sur papier d’emballage sur pavatex, format 75 x 65 cm, truffée de symboles, stimule l’intellect de l’observateur :  à l’époque, il m’était difficile de les interpréter. En revanche, ce travail effectué durant toute la nuit, m’avait procuré un sentiment de grande liberté.

Aujourd’hui, il est facile d’identifier ce que je voulais exprimer : à gauche, au centre de la couronne verte, à la fleur de l’âge, je prenais mieux conscience de l’individualité et du monde environnant. À l’aube, le soleil brille. Le château permet de se projeter dans la différence et de l’accepter. Il représente l’énergie, le refuge pour mieux faire des choix, sortir du conditionnement, se dépasser et développer les ressources non utilisées.

La société, dans la couronne, est divisée par des catégories. Le chemin, sur un pont céleste flottant, mène au devenir. Le personnage sur le dos de l’âne présage un lent parcours. Le chat symbolise les oppositions entre morale, conditionnement et nature, grâce. Du château, un escalier traverse les nuages. Les moutons représentent notre enfant intérieur, caractérisé par l’innocence, la douceur, mais également par notre vulnérabilité et notre impuissance. Les chèvres signalent la créativité, l’amour de la liberté et l’obstination. L’atmosphère paisible sur les nuages manifeste la joie, la confiance, la robustesse et l’endurance.

Cette œuvre, comme un rêve éveillé, montre que tout est en lien. Les croyances ne sont pas des réalités, seule l’expérience dévoile la vérité.

Technique mixte dessin et peinture

Les dessins à la main d’Antoinette Vonlanthen représentent principalement des portraits. L’artiste en arts visuels utilise des crayons de charbon et de la craie qui peuvent être facilement frottés et maculés dans des mouvements naturels, fluides et généreux. Elle met un accent particulier sur les gestes et les regards dont la tension et la dynamique résultent du sujet. Sur la composition esquissée au crayon, l’artiste utilise la technique du lavis aquarelle ou encre, les contours au crayon à l’huile.

Dès 2010, les événements l’ont amenée à aborder des questions politiques, en particulier la libre pensée de la personne et l’indépendance des femmes dans la société.

Antoinette Vonlanthen expose et vend ses dessins et peintures dans l’espace artistique privé. Toute personne intéressée est invitée à voir les œuvres sur rendez-vous.

Gemischte Technik Zeichnen und Malen

Die Handzeichnungen von Antoinette Vonlanthen stellen vor allem Porträts dar. Die Künstlerin verwendet Kohlestifte und Kreide, die sich in natürlichen, fliessenden und grosszügigen Bewegungen leicht verreiben sowie verwischen lassen. Sie legt einen besonderen Akzent auf Gesten und Blicke, die sich aus der Spannung und der Dynamik  des Themas ergeben.

Auf der mit Bleistift skizzierten Komposition malt die Künstlerin mit Aquarellfarben oder wasserlöslichen Tinten und die Konturen mit Ölstift. 

Ab dem Jahr 2010 sieht sich die Künstlerin aufgrund der Ereignisse veranlasst, sich mit politischen Fragen zu befassen, insbesondere mit dem freien Denken der Person und der Unabhängigkeit von Frauen in der Gesellschaft.

Antoinette Vonlanthen stellt ihre Zeichnungen und Gemälde im privaten Kunstraum aus, wo sie sie auch verkauft. Dabei ist jeder Interessierte eingeladen, die Werke nach Vereinbarung zu sehen.

 

Les systèmes

L’espace dans cette œuvre constitue l’ouverture au monde, les limites devant lesquelles nous devons faire face. Le champ visuel guide l’œil sur des formes et des couleurs concrètes. Le regard détecte des zones limitées, des zones de transfert, des zones en premiers et seconds plans. Certaines couleurs attirent le regard, comme si l’imprévu, la sensibilité et la fragilité étaient à prendre en considération lorsque les zones se chevauchent, entrecoupées par une ligne rose.

Au centre, un point rouge relève la dynamique et renvoie à l’organisation des autres unités. Toutes se touchent comme dans une société agitée et pressée. Cet ensemble successif de gestes picturaux laisse des traces, liées ou séparées entre elles. Les lignes verticales forment la séparation entre contradiction, provocation et équilibre. La diversité des couleurs dans une composition réduite d’unités soulève des questions comme dans la vie, celles de notre origine, les systèmes de pensée dans la société, et surtout notre propre système de fonctionnement en tant qu’individu.

Parcourir et déchiffrer « Les systèmes » revient à l’observateur et à l’observatrice. Ils utiliseront leurs propres codes d’interprétation pour en retirer la signification profonde. Cette peinture cherche à faire rejaillir une émotion ressentie à un certain moment de la vie.

Rencontre avec l’artiste : à convenir

 

 

PRISE EN MAIN

Cette œuvre a été faite pendant le confinement lors de la propagation de l’épidémie de Covid-19. La main féminine élancée, de couleur rouge, au centre de l’image, ne représente que le symbole d’une force intervenant dans un milieu naturel sous l’œil vigilant du scientifique, lui-même déchiré par des questionnements sans réponse.

Une catastrophe intervient brutalement au cœur de la nature humaine, traits vers foncés saccadés sur lesquels une sorte de baignoire tient lieu d’escalier au singe en fuite. La prise en main montre qu’aucun événement ne peut être considéré de manière isolée, que tout est en corrélation. Sur l’image, il n’est pas clair si l’animal fuit l’homme ou s’il cherche simplement à se protéger d’un ennemi invisible. Le jaune souligne le changement climatique déréglant le système végétal et intervenant au cœur d’une société mal préparée aux changements. Le titre de l’œuvre signalise une société divisée, sans projet spirituel, axée sur le profit, la prise de pouvoir et la richesse matérielle, au détriment des relations entre hommes, animaux et nature. « Prendre en main » laisse à l’observatrice et à l’observateur le choix de répondre à la question du « quoi? ».

 

 

DISCUSSION EN FAMILLE/FAMILIENDISKUSSION

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L’idée pour la création de cette œuvre a germé pendant une représentation théâtrale. Les hauts murs soulignent la présence physique et psychique des personnages qui, debout, sont rassemblés autour de la table. L’observateur perçoit distinctement une dynamique avec laquelle il peut s’identifier. Les trois personnages de droite, corps tournés vers l’escalier, semblent porter un intérêt moindre au message de l’orateur, comme si l’atmosphère suffisait à nourrir l’esprit.

Deux grandes fenêtres s’ouvrent sur un ciel bleu et à gauche, sur une fausse fenêtre d’intérieur. Le cadre met en valeur le format des objets, bien plus encore, il donne envie d’entrer en relation avec la découverte, les secrets, l’innovation. Ce qui rend cette aquarelle vivante, c’est la technique sur papier grain torchon épais de 300g /m², le petit format 23 cm sur 30,5 cm, le thème de l’œuvre, l’économie des couleurs, l’architecture grandiose de la scène ainsi que le portrait des personnages.

Dans cette scène artistique, l’observateur est invité à devenir son propre acteur et d’en tirer des conclusions.

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Die Idee zur Schaffung dieses Werkes entstand während einer Theateraufführung. Die hohen Wände unterstreichen die physische und psychische Präsenz der Figuren, die stehend am Tisch versammelt sind. Der Beobachter erkennt deutlich eine Dynamik, mit der er sich identifizieren kann. Die drei rechten Figuren, deren Körper der Treppe zugewandt sind, scheinen weniger Interesse an der Botschaft des Redners zu haben, als ob die Atmosphäre den Geist nähren würde.

Zwei große Fenster öffnen sich am blauen Himmel und links auf einem künstlichen Fenster. Der Rahmen hebt das Format der Objekte hervor, mehr noch, er macht Lust auf Entdeckung, Geheimnisse, Innovation. Was das Aquarell spannend macht, ist die Technik auf 300 g/m² Papier, raue Körnung, das kleine Format 23 × 30,5 cm, das Thema, die Farbökonomie, die grandiose Bühnenarchitektur und das Porträt der Figuren.

In dieser künstlerischen Szene ist der Betrachter eingeladen, sein eigener Schauspieler zu werden und daraus Schlussfolgerungen zu ziehen.