ANTOINETTE VONLANTHEN
Artiste en arts visuels • Bützbergstrasse 33 • 4900 Langenthal • Tel. +41 62 922 23 45
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Kategorie: KUNST KANTON BERN

Kunstausstellung SGBK – Exposition SSFA

Eine Ausstellung der SGBK, der Schweizerischen Gesellschaft Bildender Künstlerinnen
Une exposition de la Société suisse des femmes artistes en arts visuels SSFA

SCHLÖSSCHEN VORDER-BLEICHENBERG
Asylweg 15, 4562 Biberist


Vernissage: 10. März 2019, 11 Uhr
Ausstellungsdauer: vom 10. bis 31.März 2019

Vernissage: 10 mars 2019, 11h
Durée de l’exposition : du 10 au 31 mars 2019


Die Puppe, 2019

Das Werk vermittelt Assoziationen, die ein Objekt transportiert, und unterstreicht die Dualität: Puppe oder Mädchen? Tüll und weitere Stoffe lassen Weiblichkeit erahnen. Doch fixieren, fast unsichtbar, Nägel mit goldenen Köpfen die starkblühenden Blumen, um den Ausgleich zur Männlichkeit herzustellen. Das Objekt liegt auf einem Gipsboden, der an die Imagination des Menschen appeliert, seine Geschichte zu steuern. Elemente stehen für Projektionen, Ablenkung, Freude, Bedrohungen und Vorurteile. Der geschlossene Raum des Kastens stellt Fragen an die Befreiung und die Sorge zur Natur. Diese zwingen die Betrachterin und den Betrachter zur Positionierung.

La poupée, 2019

L’œuvre véhicule des associations que transporte un objet. Elle souligne la dualité : poupée ou fille ? Le tulle et les autres tissus évoquent la féminité. Mais, presque invisiblement, des clous à tête dorée fixent les fleurs pour marquer la masculinité. L’objet repose sur un fond en plâtre, qui fait appel à l’imagination de l’homme pour diriger son histoire. Les éléments représentent les projections, la distraction, la joie, les menaces et les préjugés. L’espace fermé de l’œuvre pose des questions sur la libération et le soin à la nature. Celles-ci forcent le spectateur et le spectateur à se positionner.



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L’attente

Le personnage féminin attend on ne sait quoi, de cette attente floue qui nous habite constamment. Attablée, quelque peu impatiente tout en savourant le mystère du moment, la femme donne l’impression qu’elle se repose un court instant. La bouteille, comme un objet de décoration, les verres inexistants, tout prédit un rendez-vous manqué. Le chapeau et les vêtements donnent un signe clair sur ce qui devrait suivre: une rencontre intime qu’on espère harmonieuse, du moins pleine de réponses, sans se demander la tournure décisive qu’elle pourrait prendre, ni pourquoi. La femme, légèrement confuse, n’a qu’une idée: encore attendre ou fuir. Maîtrisant une allure de style, elle hésite entre s’abandonner à un éventuel amour ou à une solitude choisie. Un coude sur la table, l’autre sur la hanche, elle est incapable de résister à ces deux forces.

Les couleurs brunes, dans l’idée d’un rapprochement avec le Jugendstil ornemental, renforce le thème de l’attente dans une société actuelle agitée et superficielle. Les motifs du sol, imprécis, mettent en relief le personnage au centre de ses préoccupations.

Regard

L’objectif de cette œuvre est de dessiner sans utiliser la gomme. Le trait du visage est rapidement élaboré, les couleurs économes sur un fond bleu dégagent l’immédiateté de l’instant. Le rouge à lèvres fait ressortir une bouche sensuelle, le col blanc illumine le portrait et rend le personnage mystérieux. Le sérieux du regard démontre l’intériorité sans y laisser une trace de sévérité mais une bienveillance discrète et honnête. Comme dans la vie réelle, l’observateur suit son intuition et découvre dans l’autre ce qu’il a envie d’y voir.

Le regard du personnage, cependant, croise celui de l’observateur ou de l’observatrice en le questionnant sur sa propre identité.

La vie en rose des poissons

Dans cette œuvre , les objets sont fixés uniquement par des épingles sur une toile de lin ancien. À chaque instant, ils sont modifiables. Ils peuvent être enlevés ou posés différemment sur l’œuvre. Cette technique est identique à notre système de vie où tout est interconnecté, remplacé ou effacé. La ligne bleue représente la limite de vie imposée à tout ce qui est vivant. Le blanc rappelle la pureté à laquelle nous aspirons. Elle nous plonge dans l’inconscient. La recherche de la pureté nous jette dans les eaux profondes où les fluctuations de population de poissons engendrées par les lois biologiques sont identiques aux fluctuations humaines.

L’ordre des objets épinglés, l’harmonie sobre des couleurs nous font croire que la vie sur terre est meilleure que sous l’eau. Les populations de poissons dans les océans survivent dans les déchets comme les individus sur terre survivent au chaos. Dans toute vie, le désespoir, l’exaltation et le mystère agissent de manière incontrôlable. Il s’agit d’en être conscient et de risquer la découverte. L’harmonie, représentée par du papier rose également épinglé, n’est pas un état constant, elle ne dure que quelques instants. Dans cette condition, se prendre trop au sérieux serait une perte de temps.