ANTOINETTE VONLANTHEN
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Kategorie: KUNST ONLINE LANGENTHAL

Enfants au bord du ruisseau

Entourés uniquement d’eau, d’arbres, de cris d’oiseaux joyeux et de papillons dansant ici et là, les enfants jouent de manière chaleureuse et enthousiaste. Le décor romantique reflète l’atmosphère apaisante de l’été, entre ombres et rayons de soleil. Juste derrière les prés, le ruisseau bleu-vert, calme nappe de soie chatoyante protégée de la nature, coule dans un cadre idyllique, près d’une bordure de terre et de sable.


Les traits parcimonieux du visage ainsi que la posture décontractée des enfants rappellent les moments particuliers où ils échappent à la présence des adultes. Les personnages maîtrisent le cours de l’eau, en y posant le bout des pieds et en jouant avec les mains très naturellement.

L’œuvre donne l’occasion à l’observateur de réimaginer son propre passé.

C’est également au bord des gentils ruisseaux bucoliques que l’artiste peintre romande, née à Moudon où elle y passe la scolarité, domiciliée actuellement à Langenthal dans le canton de Berne, aimait jouer dans son enfance. Plus tard, en découvrant la joie du vélo sur les sentiers tranquilles loin du bruit des villes, les plantes, rives et arbres l’inspirent. Elle s’imprègne de l’atmosphère mystérieuse, s’y laisse bercer et cherche à capter la magie pour créer la plus grande partie de ses œuvres. L’enfance révèle son pays natal, là où elle passait chaque été dans le Oberaargau en Suisse.

Le jardin à Elfenau, Berne

Dans cette œuvre, la couleur verte domine. Un léger bleu rappelle le ciel. Le blanc de la table et des chaises place l’objet au centre de la scène.

L’absence de personnage met en relief le décor naturel du jardin, le calme de l’endroit, le romantisme dans lequel est plongé l’individu, à la recherche de sens.

L’observatrice et l’observateur est libre de se projeter dans l’œuvre, avec espoir de trouver la sérénité ou de se laisser bercer par l’atmosphère.

L’attente

Le personnage féminin attend on ne sait quoi, de cette attente floue qui nous habite constamment. Attablée, quelque peu impatiente tout en savourant le mystère du moment, la femme donne l’impression qu’elle se repose un court instant. La bouteille, comme un objet de décoration, les verres inexistants, tout prédit un rendez-vous manqué. Le chapeau et les vêtements donnent un signe clair sur ce qui devrait suivre: une rencontre intime qu’on espère harmonieuse, du moins pleine de réponses, sans se demander la tournure décisive qu’elle pourrait prendre, ni pourquoi. La femme, légèrement confuse, n’a qu’une idée: encore attendre ou fuir. Maîtrisant une allure de style, elle hésite entre s’abandonner à un éventuel amour ou à une solitude choisie. Un coude sur la table, l’autre sur la hanche, elle est incapable de résister à ces deux forces.

Les couleurs brunes, dans l’idée d’un rapprochement avec le Jugendstil ornemental, renforce le thème de l’attente dans une société actuelle agitée et superficielle. Les motifs du sol, imprécis, mettent en relief le personnage au centre de ses préoccupations.

Enfant

La pureté dans l’enfance ne serait qu’illusion? À travers le dessin, tout est possible. Le trait facile est réel, le regard est vivant. L’enfant parle à l’observatrice et à l’observateur. Il transmet une part de vérité propre à lui. Comme peintre, je me demande pourquoi il est nécessaire de faire la distinction entre illusion et réalité? Dans la vie courante, les moments magiques existent, le vécu est parfois si irréel que seul l’art donne une dimension perceptible de ce qui est.

Regard

L’objectif de cette œuvre est de dessiner sans utiliser la gomme. Le trait du visage est rapidement élaboré, les couleurs économes sur un fond bleu dégagent l’immédiateté de l’instant. Le rouge à lèvres fait ressortir une bouche sensuelle, le col blanc illumine le portrait et rend le personnage mystérieux. Le sérieux du regard démontre l’intériorité sans y laisser une trace de sévérité mais une bienveillance discrète et honnête. Comme dans la vie réelle, l’observateur suit son intuition et découvre dans l’autre ce qu’il a envie d’y voir.

Le regard du personnage, cependant, croise celui de l’observateur ou de l’observatrice en le questionnant sur sa propre identité.