ANTOINETTE VONLANTHEN
Artiste en arts visuels • Bützbergstrasse 33 • 4900 Langenthal • Tel. +41 62 922 23 45
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Enfant

La pureté dans l’enfance ne serait qu’illusion? À travers le dessin, tout est possible. Le trait facile est réel, le regard est vivant. L’enfant parle à l’observatrice et à l’observateur. Il transmet une part de vérité propre à lui. Comme peintre, je me demande pourquoi il est nécessaire de faire la distinction entre illusion et réalité? Dans la vie courante, les moments magiques existent, le vécu est parfois si irréel que seul l’art donne une dimension perceptible de ce qui est.

Regard

L’objectif de cette œuvre est de dessiner sans utiliser la gomme. Le trait du visage est rapidement élaboré, les couleurs économes sur un fond bleu dégagent l’immédiateté de l’instant. Le rouge à lèvres fait ressortir une bouche sensuelle, le col blanc illumine le portrait et rend le personnage mystérieux. Le sérieux du regard démontre l’intériorité sans y laisser une trace de sévérité mais une bienveillance discrète et honnête. Comme dans la vie réelle, l’observateur suit son intuition et découvre dans l’autre ce qu’il a envie d’y voir.

Le regard du personnage, cependant, croise celui de l’observateur ou de l’observatrice en le questionnant sur sa propre identité.

Paysage d’hiver, 2015

Le paysage laisse apparaître le vécu des saisons, des détails de ce qui aurait pu être si nous avions été présents à ce moment-là. L’idée de cette œuvre, peinte pendant les grosses chaleurs du mois de juillet 2015, est de faire travailler son imagination pour se rafraîchir. Transposer son regard au pied d’une montagne, à la tombée du jour. Des pointillés garnissent le sommet et éclatent dans le rouge du coucher de soleil, comme des bijoux portés en été.

Cette composition structurée manifeste la continuité de la vie, la complexité troublante de la nature, les profonds changements du climat, l’atmosphère néanmoins apaisante.

Des couches de peinture superposées, avec des traces distinctes, nous rappellent que dans la vie nous gardons les traces de l’expérience, qu’elles ne s’effacent pas et que nous devons les utiliser à bon escient, ne pas les gaspiller, les placer dans une bonne énergie.

L’attente

Le personnage féminin attend on ne sait quoi, de cette attente floue qui nous habite constamment. Attablée, quelque peu impatiente tout en savourant le mystère du moment, la femme donne l’impression qu’elle se repose un court instant. La bouteille, comme un objet de décoration, les verres inexistants, tout prédit un rendez-vous manqué. Le chapeau et les vêtements donnent un signe clair sur ce qui devrait suivre: une rencontre intime qu’on espère harmonieuse, du moins pleine de réponses, sans se demander la tournure décisive qu’elle pourrait prendre, ni pourquoi. La femme, légèrement confuse, n’a qu’une idée: encore attendre ou fuir. Maîtrisant une allure de style, elle hésite entre s’abandonner à un éventuel amour ou à une solitude choisie. Un coude sur la table, l’autre sur la hanche, elle est incapable de résister à ces deux forces.

Les couleurs brunes, dans l’idée d’un rapprochement avec le Jugendstil ornemental, renforce le thème de l’attente dans une société actuelle agitée et superficielle. Les motifs du sol, imprécis, mettent en relief le personnage au centre de ses préoccupations.