Dans cette œuvre , les objets sont fixés uniquement par des épingles sur une toile de lin ancien. À chaque instant, ils sont modifiables. Ils peuvent être enlevés ou posés différemment sur l’œuvre. Cette technique est identique à notre système de vie où tout est interconnecté, remplacé ou effacé. La ligne bleue représente la limite de vie imposée à tout ce qui est vivant. Le blanc rappelle la pureté à laquelle nous aspirons. Elle nous plonge dans l’inconscient. La recherche de la pureté nous jette dans les eaux profondes où les fluctuations de population de poissons engendrées par les lois biologiques sont identiques aux fluctuations humaines.

L’ordre des objets épinglés, l’harmonie sobre des couleurs nous font croire que la vie sur terre est meilleure que sous l’eau. Les populations de poissons dans les océans survivent dans les déchets comme les individus sur terre survivent au chaos. Dans toute vie, le désespoir, l’exaltation et le mystère agissent de manière incontrôlable. Il s’agit d’en être conscient et de risquer la découverte. L’harmonie, représentée par du papier rose également épinglé, n’est pas un état constant, elle ne dure que quelques instants. Dans cette condition, se prendre trop au sérieux serait une perte de temps.