ANTOINETTE VONLANTHEN
Artiste en arts visuels • Bützbergstrasse 33 • 4900 Langenthal • Tel. +41 62 922 23 45
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Regard

L’objectif de cette œuvre est de dessiner sans utiliser la gomme. Le trait du visage est rapidement élaboré, les couleurs économes sur un fond bleu dégagent l’immédiateté de l’instant. Le rouge à lèvres fait ressortir une bouche sensuelle, le col blanc illumine le portrait et rend le personnage mystérieux. Le sérieux du regard démontre l’intériorité sans y laisser une trace de sévérité mais une bienveillance discrète et honnête. Comme dans la vie réelle, l’observateur suit son intuition et découvre dans l’autre ce qu’il a envie d’y voir.

Le regard du personnage, cependant, croise celui de l’observateur ou de l’observatrice en le questionnant sur sa propre identité.

Lever du soleil en Vendée

Naître au lever du soleil, couronne qui descend dans un bleu azur, ciel de clémence et de sérénité, l’harmonie des couleurs rend ce tableau peu familier. Le regard navigue d’une forme à l’autre, tente de cerner le présent, la saison, un réservoir sans fin pour les âges nouveaux.

L’œuvre place au centre du regard les couleurs bleues, roses et oranges. Les formes distinctes se touchent comme une évidence, comme des systèmes de pensées sur ce large éventail ouvert à tous les vents, sans fatras, sans discours.

 

Année de création de l’œuvre: 2013
Technique: huile
Support: toile de lin
Format: 120×100 cm

Papillons d’automne

L’automne ferme sa porte sur l’été et ouvre le chemin sur l’hiver, comme une défaite fiévreuse du paysage dans lequel le fourmillement chatoyant du feuillage scintille encore comme de grandes roses dénouées. Les montagnes se dressent imprégnées de couleur rose, éclat provoqué par le soleil. Le ciel bleu reprend la douce verdure comme une offre de printemps lointain. Déjà, le devant de la scène luit au soleil.

 

an-von (Antoinette Vonlanthen)
Titre: Papillons d’automne
Technique: aquarelle sur papier
Format:  18 x 11,5 cm
Prix: frs 200

Sans cadre

Commande par courriel: contact@an-von.ch

 

Premier jour de vacances en Suisse alémanique, 2017

Associer les souvenirs d’enfance à l’expression picturale me permet de raconter et de figer l’instant. Ce dessin montre un groupe d’enfants dont la plupart se tiennent à un objet. Le signe est donné pour un nouveau jeu. Dans les années 50, le fait de quitter la Romandie pour venir en Suisse alémanique m’était aussi difficile que de quitter mon berceau. La tristesse était récompensée par la découverte de nouvelles distractions, d’autres mœurs.

Le dessin montre les garçons du quartier, plutôt empruntés. Celui du milieu pose un regard attendrissant sur la fillette debout, les jambes croisées. Le contraste entre les personnages masculins et les féminins trahit l’embarras du moment. Alors que les garçons tiennent une ferme distance, les fillettes se concertent sous le parasol. Le mouvement des jambes de chaque personnage démontre une composition juvénile et délicate, pleine de douceur et d’amour.

La conception de cette aquarelle résume la motivation des enfants à s’associer et travailler en équipe tout en laissant à chacun sa différence.

Repère

Cette œuvre est un rappel, selon lequel l’individu à la quête du bonheur répond plus souvent au besoin d’une collectivité qu’à son inspiration profonde. Le succès répond à son angoisse ou à celle qui règne autour de lui. La peur de l’abandon se transmet comme de la poudre dans nos relations. Les couleurs de la terre, le jaune symbole de lumière, des lèvres sensuelles, le portrait est penché en avant comme pour faire front aux conventions. Il soulève les questions existentielles dans chacune de nos cultures: manger, boire, dormir, travailler, se reposer, vivre l’amour, procréer.

Être en relation avec soi, c’est avoir développé et intégré un langage unique, s’en être détaché pour mieux laisser de l’espace à l’autre, sans déverser nos fantasmes sur lui. L’expérience de l’art, de la parole, comme celle du silence, ne donne du sens que par ce qui engendre un sentiment de paix. Se battre, c’est faire front, se confronter à l’essentiel.

Ce portrait, dont le regard profond nous interpelle, démontre que la transmission de la cohérence n’est visible qu’à travers ce que nous avons géré, sans procuration.